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Question aux 6 nominé·es du Prix Jules Rimet 2020. Épisode 2

Mis à jour : nov. 19



QUEL RAPPORT ENTRETENEZ-VOUS AVEC LA LITTÉRATURE SPORTIVE ? AVEZ-VOUS UN LIVRE CULTE DANS CE REGISTRE ?

Alain Freudiger auteur de Le mauvais génie (Une vie de Matti NykÄnen). Éditions La Braconnière

Avant même la littérature sportive, c'est le journalisme sportif qui m'a marqué et en partie façonné : enfant, je dévorais les articles de journaux consacrés au football et au ski, j'écoutais les matchs de football en direct à la radio, et j'étais admiratif devant le talent narratif, analytique et enthousiaste de beaucoup de ces journalistes. Je reconnaissais leur "patte" - certains étaient d'ailleurs d'ancienssportifs. Je sais qu'ils ont eu une influence sur mon écriture, y compris du côté de l'oralité (journalistes radio). Quant à la littérature sportive en tant que telle, il m'arrive d'en lire, mais non pas dans l'idée de lire une littérature de genre, plutôt comme de la littérature générale - qui se trouve parler de sport. J'ai notamment, et comme beaucoup de monde, eu un faible pour "Courir" de Jean Echenoz. Dans un autre registre, j'avais été marqué aussi par "L'invention de la course à pied (et autres trucs)" de Jean-Michel Espitallier. Et puis, si l'on considère les livres de navigateurs comme de la littérature sportive, "Naufragé volontaire" d'Alain Bombard a aussi compté pour moi.


Judith Perrignon autrice de L'Insoumis.

Éditions Grasset

Vu mon profil, vous aurez compris que j'ai dû passer à côté de beaucoup de grands textes. Grace au prix Jules Rimet, et à ses sélections, je sais déjà comment rattraper mon retard ! Mais j'ai toujours su que le sport aiguisait de très belles plumes, je me souviens qu'à Libération où je suis arrivée en 1991 et où j'ai travaillé pendant 16 ans, les pages Sport offraient souvent parmi les plus beaux papiers. Si je dois citer un livre, c'est The fight, de Norman Mailer. Il y a tout, à la puissance mille, dans ce bouquin, le ring, la poésie, l'humour, la politique, la veulerie des hommes et leur grandeur. C'est un livre que je relirai, je le sais. C'est de la littérature, un point c'est tout.


Dario Levantino auteur de De rien ni de personne.

Editions Payot & Rivages

J’aime les livres sur le cyclisme, plus particulièrement ceux qui concernent mes héros : Marco Pantani, Gino Bartali, Eddy Merckx. Ce sont souvent des biographies écrites dans un style qui les rapprochent assez du roman. Donc, quand j’ai écrit De rien ni de personne, l’histoire d’un jeune gardien de but d’une équipe de quartier mal famé, ces lectures m’ont inspiré..


Pierre Boisson traducteur de Le triple champion dévoile ses secrets. Gabriel Garcia Marquez.

Éditions So Lonely & Marabout

Je suis fanatique de toute la littérature de non-fiction qui traite de sport. Ce sont des histoires fondamentalement romanesques, et toujours une plongée dans la psyché de l'être humain. Cette année, j'ai lu Joe DiMaggio de Jérome Charyn, les chroniques du Tour de France d'Antoine Blondin, ou encore A rienda suelta, un récit sur les courses de chevaux, publié par un Uruguayen en 1925, alors que je ne m'intéresse pas du tout au sujet normalement ! Je n'ai pas forcément un livre culte mais "Cuentos de futbol" de l'écrivain argentin Roberto Fontanarrosa est peut-être l'un des ouvrages qui m'a fait le plus rire de ma vie.


Marc Nexon auteur de La traversée de Pyongyang. Éditions Grasset

La littérature sportive m’a toujours intéressé car elle porte des valeurs universelles : le dépassement et le don de soi, la patience de l’effort, la découverte de l’autre. Pas de livre culte mais des lectures marquantes : « autoportrait de l’auteur en coureur de fond » de Haruki Murakami (tellement juste), « Courir » de Jean Echenoz (un auteur que j’apprécie beaucoup), ou dans un genre différent « La fuite » de Slava Kourilov (tragique et plein d’humour).


Jerôme Hallier auteur de Briller pour les vivants. Éditions Flammarion

J’aime les romans sur le sport surtout quand ils me font voyager dans une autre époque. Un de mes livres préférés dans ce registre est « La plus grande partie de tous les temps », de Mark Frost, qui raconte les débuts du golf aux États-Unis. J’aime aussi les autobiographies, j’ai par exemple dévoré « Open » d’André Agassi.



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