Eloge de l'esquive Olivier Guez Grasset Le dribble n'est pas né par hasard au Brésil. Les premiers joueurs noirs ont commencé à dribbler pour éviter les contacts avec les défenseurs blancs et éviter de se faire rosser sur la pelouse et à la fin des matchs. Il s'est développé sur les plages et les terrains vagues, avec une pelote de chaussettes ou une petite balle en caoutchouc. C'est un mouvement de hanche, similaire à celui des danseurs de Samba et des lutteurs de Capoeira, ludique, acrobatique, marque des plus grands solistes. « Audace et joie » – la devise de Neymar. Le football est sublime, puéril, et s'il suscite tant d'émotions, il le doit au dribble brésilien : un art libre, joyeux, passionné, habité par les mots.

Olivier Guez, romancier, scénariste, essayiste, collabore à la Frankfurter Allgemeine Zeitung mais aussi au Monde et au New York Times. On lui doit notamment L'impossible retour, une histoire des Juifs en Allemagne depuis 1945 (Champs Flammarion). Il est traduit en neuf langues.
Olivier Guez a également une vraie connaissance du football et intervient depuis un an et demi dans l'émission de Pascal Praud "20h Foot" sur la chaîne I>Télévision.