Dictionnaire amoureux du cheval Homéric Plon
Idéal du Gazeau ou la clameur des tribunes, Ourasi, le seigneur, le roi Ourasi, l’As des as, l’inamovible Léon Zitrone, pape de la messe hippique, les aphorismes de Bartabas, « un homme qui aime les chevaux ne peut être complètement mauvais », Saumur, « la dernière ville où l’on galope assis », Lise la brabançonne, célèbre cheval de trait emblématique de la Belgique, l’invention, par un ingénieur en chef des Travaux de la Ville de Paris, André Carrus, du casse du siècle, c’est-à-dire le tiercé. Voilà, glanées au hasard, quelques-unes des nombreuses entrées de ce dictionnaire amoureux.

Qui mieux qu’Homeric pouvait célébrer, de la hauteur de sa passion, « la plus noble conquête de l’homme » ? Même si vous n’êtes pas un adepte des champs de courses ou pire, si le cheval vous indiffère, je vous mets au défi de ne pas être ému après la lecture de l’entrée « Fractures », enthousiaste à l’entrée « Brabançonne » ou bien encore de rester insensible à l’entrée « Ventes », lors de l’évocation du chagrin d’un modeste lad, séparé à jamais de son cheval d’amour, un dénommé Liron.
Mais surtout, quel lyrisme dans les portraits des entraîneurs, des jockeys, des propriétaires, tout autant que dans les descriptions d’ambiance, du paddock aux champs de courses.

Lad, jockey, puis chroniqueur hippique à Libération pendant onze ans, Homeric a écrit plusieurs ouvrages sur les chevaux et le monde des courses, notamment Le Loup mongol (Grasset, 1998, Prix Médicis) et une biographie d’Ourasi, le plus grand trotteur de tous les temps, qui sera rééditée prochainement chez Plon.